Les probiotiques, vous connaissez ? La législation Européenne n’autorise plus à utiliser cette dénomination depuis 2012 mais vous en avez surement entendu parler. Les naturopathes et certains médecins ont souvent tendance à en prescrire après une cure d’antibiotiques. Mais leurs bénéfices vont bien plus loin ! Le problème, c’est que les laboratoires ont saisi la tendance et on retrouve sur le marché pas mal de produits complètement inefficaces. Cet article est en 2 parties. je commence par expliquer ce qui définit un probiotique et quels critères font un BON probiotique. Dans la 2ème partie, je vous proposerais un petit comparatif de marques que l’on trouve dans le commerce, pour vous aider à choisir un bon produit sans vous ruiner (tout cela en toute objectivité  et neutralité, bien sûr ).

 

LA CARTE IDENTITÉ DU PROBIOTIQUE

UN PROBIOTIQUE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Un probiotique, par définition, est un organisme vivant (levure ou bactérie) qui a la capacité de s’implanter dans notre intestin et de s’y développer, apportant ainsi à son hôte (=nous) un bénéfice santé. Ce bénéfice peut  être :

  • une action sur le transit (le fluidifier ou au contraire le ralentir et donc éviter les diarrhées),
  • une activation du système immunitaire,
  • une amélioration du stress,
  • une action sur la gestion du poids (on a notamment la souche Lactobacillus Gasseri qui semble agir sur la perte de poids
  • une aide contre certains pathogènes (H.Pylori ou Candida Albicans),
  • nous aider à mieux absorber certains nutriments ou à produire certaines vitamines
  • une action sur la porosité et/ou l’inflammation intestinale,

On a tendance à parler des probiotiques en général et à dire « tiens, tu as un problème, prend un probiotique » et zou, on achète le premier venu et souvent on est déçu. Pourquoi ? Parce que c’est un peu comme pour nous : nous ne sommes pas tous doués pour plusieurs métiers, on a notre spécialité. Les probiotiques c’est pareil ! En fonction de leur espèce et de leur sous-espèce, ils auront des bénéfices distincts.

Les (bons) laboratoires l’ont bien compris et ils ont fait des études sur les différentes souches pour démontrer leurs bénéfices spécifiques. Certaines souches de probiotiques seront plus généralistes que d’autres.

OU LES TROUVE-T-ON ?

Les probiotiques existent déjà à l’état naturel dans notre intestin mais aussi dans différents aliments fermentés : yaourt, fromage frais, charcuterie de type saucisson, légumes lacto-fermentés, miso, tofu lacto-fermenté, kéfir, kombucha (attention dans le kombucha c’est un champignon et non une bactérie qui fermente, ce qui peut poser problème à certaines personnes atteintes d’une candidose…idem pour le kéfir où on a un mix de bactéries et de levure). Ensuite, on trouve des bactéries sur tous les végétaux frais (notamment ceux issus de l’agriculture biologique) que l’on mange mais également dans le pollen frais. Au quotidien, il est donc intéressant de consommer ces produits pour enrichir régulièrement notre propre flore. Par contre ils sont présents en faible quantité par rapport à ce que l’on peut trouver dans un complément alimentaire (hormis peut-être dans le pollen), et un grand nombre va être détruit au cours de la digestion. Leur effet peut donc s’avérer insuffisant pour du curatif ou pour une action plus rapide.

Remarque : Il faut savoir que la cuisson tue les bactéries.  De ce fait, dès qu’un aliment est cuit, pasteurisé, stérilisé, les bactéries probiotiques sont tuées.

MES CONSEILS POUR FAIRE UNE CURE EFFICACE DE PROBIOTIQUES

1er CONSEIL : FAVORISER LEUR SURVIE

En premier lieu il est important de les consommer en dehors des repas pour éviter qu’ils ne se retrouvent dans les sucs digestifs (ce qui diminue leur survie). Ils sont donc à prendre le matin à jeun, 15 à 30 min avant le petit déjeuner, voire le soir au coucher si le diner date d’au moins 3h.  En deuxième lieu, il est important de leur apporter de quoi se nourrir et de quoi survivre. Ils ont besoin pour cela de ce qu’on appelle des fibres PREbiotiques, qui portent les doux noms d’inuline, FOS (fructo-oligosaccharides), GOS (galacto-oligosaccharides) mais aussi fibre d’acacia. Je vous les donne à titre indicatif mais je ne saurais que vous recommander de consommer en prier lieu des aliments qui contiennent naturellement ces fibres : artichaut, chicorée, topinambour, poireau, oignon, banane, asperge, céréales complètes. Cela coûte moins cher et cela permet de bénéficier des autres fibres et antioxydants de ces aliments. Si vous n’avez pas l’habitude, commencez avec des petites quantités, sinon cela va causer beaucoup de gaz (ce qui en soit n’est pas grave, juste gênant 😉 )

2e CONSEIL : LE NOMBRE FAIT A FORCE !

Choisissez un probiotique composé de plusieurs souches et surtout ayant au moins 8 à 10 milliards de bactéries ! En effet, même si les probiotiques sont protégés et en théorie résistant à l’acidité gastrique (parce qu’il faut dire que c’est très fragile ces bêtes-là !), tous n’arriveront pas vivant dans votre intestin. Et une fois qu’ils y arrivent, pour pouvoir  faire leur place dans un espace déjà bien encombré, autant qu’ils arrivent en nombre (et encore, 10 milliard, cela reste encore une goutte d’eau au milieu de la quantité de micro-organismes présents dans notre intestin !).

3e CONSEIL : FAITES UNE CURE SUFFISAMMENT LONGUE

Pour une cure efficace de probiotique, il faut au moins en prendre pendant 15 jours à 3 semaines chez un enfant et de 1 à 3 mois chez un adulte. Pour des problèmes d’immunité ou d’inflammation intestinale ou encore pour récupérer avec une cure d’antibiotiques, 2 à 3 mois pourront être nécessaires.

4e CONSEIL : FAITES ATTENTION AUX EXCIPIENTS ET AUTRES INGREDIENTS DU PRODUIT

On fuira absolument le dioxyde de titane (nanoparticule). Les personnes avec un intestin irrité (douleurs, diarrhées aiguës) éviteront les produits contenant de l’inuline ou des FOS qui risquent de provoquer plus de douleurs. La fibre d’acacia sera peut-être plus adaptée à ces cas-là, voire pas de prébiotiques du tout.

Ici se termine la première partie de cet article. J’ai hésité à arrêter là et puis je me suis dit que finalement pourquoi ne pas continuer et vous partager mes avis concernant les nombreux probiotiques existants sur le marché? Si cela vous intéresse, alors vous trouverez la suite ici.